Lutte contre le trafic de stupéfiants

Lutte contre le trafic de stupéfiants
Après avoir assisté jeudi 3 juillet au matin à des simulations d'interception de trafiquants, Rachida Dati, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales et leurs homologues espagnols se sont rendus à Gérone (Espagne) pour inaugurer le groupe de liaison anti-drogue (GLAD). « La coopération judiciaire entre nos deux pays est extrêmement efficace en matière de lutte contre le terrorisme. Cela doit servir d'exemple à ce que l'on peut faire en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants » a insisté Rachida Dati.

# Posté le samedi 12 juillet 2008 12:20

Passe d'armes entre Delanoë et Dati sur la vidéosurveillance

Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a fait hier la leçon au garde des Sceaux, Rachida Dati, en répondant aux propos que cette dernière avait tenus après des incidents entre des jeunes et la police sur le Champ-de-Mars la semaine dernière. La maire du VIIe arrondissement de la capitale et par ailleurs possible candidate à la puissante Fédération UMP de Paris, qui voulait placer le maire de Paris « face à ses responsabilités », lui avait demandé d'y installer une quinzaine de caméras de vidéosurveillance. « Comme la maire du VIIe, ministre de la Justice, ne peut manquer de l'ignorer, l'installation de tels dispositifs de vidéosurveillance sur l'espace public relève de la compétence de la préfecture de police », a rétorqué hier Bertrand Delanoë. « Le préfet de police m'a d'ailleurs fait part, il y a déjà près d'un an, de l'intention du ministère de l'Intérieur d'équiper la capitale d'un millier de nouvelles caméras », a-t-il indiqué, précisant qu'il lui avait « aussitôt exprimé son accord de principe ». « La Ville attend depuis d'être saisie des modalités et de la localisation précises de ce déploiement. Il va de soi que le renforcement de la vidéosurveillance sur le Champ-de-Mars devra faire partie de ce plan global », a-t-il conclu, dénonçant une « exploitation politicienne » de ces violences.
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# Posté le samedi 12 juillet 2008 12:17

Mineurs délinquants - Fichage dès 13 ans :"le gouvernement assume"

Mineurs délinquants - Fichage dès 13 ans :"le gouvernement assume"
LCI.fr : Pourquoi ficher des jeunes dès l'âge de 13 ans ?
Gérard Gachet, porte-parole du ministère de l'Intérieur :
Vous savez que nous sommes confrontés à une montée en puissance de la délinquance des mineurs. Ils représentent aujourd'hui 20% des personnes mises en cause dans des faits de délinquance. Il fallait que la police nationale se dote d'un outil de surveillance et de prévention qui prenne en compte ce phénomène. Quant à l'âge, 13 ans, c'est l'âge à partir duquel on est pénalement responsable et que l'on peut répondre de ses actes devant la justice.

LCI.fr : Seront fichés toutes les personnes "susceptibles de troubler l'ordre public", c'est très flou comme concept...
G.G. : C'est le même critère que l'on applique déjà pour les majeurs dans les fichiers des Renseignements généraux. Prenons un exemple pour le rendre plus concret : un jeune appartient à une bande qui se livre à des insultes ou des agressions dans un endroit donné. Même si ce jeune n'a, lui-même, pas encore commis d'acte ou été pris en flagrant délit, il risque, en faisant partie de cette bande, d'être amené à en commettre. Imaginons que la bande fasse un acte grave, on sera en mesure d'interpeller ce jeune homme et de savoir très vite s'il est partie prenante dans l'action délictuelle ou s'il est à mettre hors de cause rapidement. L'enquête avancera plus rapidement.

LCI.fr : Quels types d'informations figureront dans ce fichier ?
G.G. : Elles sont très précisément répertoriées par le décret. Elles concernent l'identité de l'individu (ndlr : état civil, adresse, téléphone, mail, photo, signes particuliers...). Je rappelle que malgré les réserves de la Cnil, le Conseil d'Etat, qui est un garant rigoureux des libertés publiques a validé ce décret et que la Cnil aura accès à tout moment à ce fichier et pourra le contrôler. Et les personnes qui seront dans ce fichier y auront également accès.

LCI.fr : La Cnil a émis des réserves notamment sur l'encadrement et la durée de conservation des données, quelles réponses leur avez-vous apporté ?
G.G. : Nous avons pris acte de ces réserves, mais l'avis de la Cnil, que nous devons recueillir ne nous lie pas obligatoirement.

LCI.fr : On a l'impression que c'est encore un fichier, est-ce bien nécessaire ?
G.G : Non, ce n'est pas "encore" un fichier. C'est l'ancien fichier des renseignements généraux qui, dans le cadre de la réorganisation du renseignement en France, est transféré à la sous-direction des informations générales (Sdig), rattachée à la sécurité publique. Simplement, il est élargi aux mineurs à partir de 13 ans.

LCI.fr: La semaine dernière, Rachida Dati a évoqué la mise en place d'un fichier pour recenser les bandes de jeunes. Il ressemble à Edvige...
G.G : Je ne sais pas à quel fichier pense la ministre de la Justice, mais il certain que celui dont je vous parle existait déjà. Son élargissement était prévu de longue date et n'a donc rien à voir avec les déclarations éventuelles de Madame Dati.

LCI.fr : Le premier syndicat d'éducateurs de la Protection judiciaire de la jeunesse (Snpes-PJJ/FSU) dénonce mercredi "la conception sécuritaire du gouvernement" et "l'instrumentalisation des faits divers pour créer un fichier de plus".
G.G. : Nous assumons complètement la conception sécuritaire du gouvernement et nous la revendiquons dans la mesure où il s'agit de répondre à des phénomènes d'insécurité grave. Nous ne pouvons pas ne pas tenir compte de la délinquance des mineurs. Et nous souhaiterions que les syndicats d'éducateurs en tiennent compte également.
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# Posté le samedi 12 juillet 2008 12:15

Duel de dames pour reconquérir Paris

Duel de dames pour reconquérir Paris
Les militants parisiens éliront leur président à l'automne. Rachida Dati et Christine Lagarde sont sur les rangs.
La scène se passe dans le petit salon vert de l'Élysée. Nous sommes le 24 mai. Les élus parisiens de l'UMP sont réunis autour du chef de l'État, dont le bureau jouxte ce salon. Première d'une série de réunions destinées à organiser la reconquête du pouvoir dans la capitale. La séance de travail se termine. Un élu prend la parole. Le ton est en berne. «Écoute Nicolas, c'est gentil de nous recevoir. Mais tu dois comprendre que pour nous, c'est très dur. L'UMP Paris, je ne te fais pas de dessin... Et en face de nous, il y a Bertrand Delanoë, un habile communicant qui sait user des médias. C'est quand même très dur.» Nicolas Sarkozy le laisse parler. À peine un hochement de tête pour signifier son attention. Puis il rétorque de quelques mots lapidaires : «Vous n'avez pas de chef. Et vous n'arriverez à rien sans chef. Il vous faut un chef et un projet.»

Les élus ne se bercent pas d'illusion. Aucun des arrondissements tenus par la droite n'a été perdu, mais tous connaissent la réalité des chiffres : Bertrand Delanoë vient d'être élu avec 57,7 % des voix contre 49,60 % en 2001. Sept ans plus tard, Françoise de Panafieu a obtenu 14 points de moins que son rival au premier tour. «On pensait en 2001 qu'il ne serait pas possible de tomber plus bas, note l'un d'entre eux. Eh bien si !»

Tous ont donc les yeux désormais rivés sur l'échéance de l'automne prochain, lorsque les représentants des militants UMP et les élus de la capitale, soit 800 personnes environ, vont désigner le nouveau président de la fédération, ce fameux «chef» appelé de ses v½ux par le président. Il succédera au maire du XVe arrondissement, Philippe Goujon. Avec lui, l'ensemble de la structure sera renouvelé. Auparavant, en novembre, les adhérents UMP des 21 circonscriptions parisiennes auront désigné leurs représentants par les urnes.

Pourtant, alors que Paris s'apprête à entrer dans ses «quartiers d'été», les grandes man½uvres ont déjà commencé autour des deux ministres qui veulent présider cette fédération, la première de France avec ses 20 000 adhérents : Rachida Dati, garde des Sceaux et maire du VIIe, et Christine Lagarde, ministre de l'Economie et des Finances, qui a mené la campagne des municipales dans le XIIe, derrière le centriste Jean-Marie Cavada. Or deux, c'est une de trop. Nicolas Sarkozy a insisté sur ce point lors de sa première «réunion de coaching» à l'Élysée, selon l'expression d'un élu. Celui qui estime avoir fait une «grosse connerie» en abandonnant la présidence de l'UMP ne veut pas d'un affrontement entre deux membres de son gouvernement, dont certains disent un peu cruellement que «l'une ne dit jamais bonjour et que l'autre n'est jamais présente». L'entourage de Christine Lagarde reconnaît les absences de la ministre et tente de l'excuser : «On a joué de malchance en raison du calendrier de la loi de modernisation de l'économie.» De la défendre aussi : «Cette loi est passée comme une lettre à la poste à l'Assemblée nationale. Une très grande réussite. Il est vrai que la ministre a ses priorités mais il faut aussi regarder les choses en face. Certains ne passent au Conseil de Paris que dix minutes, pour serrer les mains et partir aussi vite...» La ministre de l'Économie espère pouvoir être présente lors du prochain Conseil, le 7 juillet.


D'autres candidats en lice

Rachida Dati et Christine Lagarde savent aussi que leur implantation très récente dans la capitale ne les sert pas. Et que l'absence d'une figure unique autour de laquelle tous puissent se rallier donne l'envie à d'autres de se présenter. Lynda Asmani, jeune élue du Xe, est ainsi déjà entrée en campagne. Lasse «des divisions et des caprices», celle qui organise ce soir sa première réunion publique veut «déringardiser, déverrouiller et moderniser le parti». On attend aussi la candidature de Danièle Giazzi, première adjointe au maire du XVIe, Claude Goasguen. «Je n'ai pas encore pris ma décision, affirme-t-elle, mais je n'exclus pas du tout cette possibilité. D'ailleurs, j'ai rencontré le président Nicolas Sarkozy et il ne m'a pas du tout dissuadée...» Comme les autres, elle ne veut «surtout pas personnaliser le débat», mais que soient retenus «les meilleurs projets».

On pressent aussi à moins qu'il ne choisisse la voie sénatoriale en 2011 l'entrée en lice de Daniel-Georges Courtois, conseiller de François Fillon à Matignon.

Mais le maire UMP du Ier, Jean-François Legaret, est formel : «La fédération a besoin d'une personnalité d'envergure pour relever la droite. Et le profil de Rachida Dati pourrait être le plus susceptible d'intriguer les Parisiens et de déstabiliser Bertrand Delanoë.» Membre du «G8», ce groupe influent des huit maires d'arrondissements de droite, qui se retrouvent le mardi pour déjeuner entre la Concorde et l'Élysée, il se demande pourtant si Rachida Dati dont on dit qu'elle bénéficie des faveurs de l'Élysée «fera l'unanimité dans les bulletins secrets». «Tout va dépendre de sa cote de popularité à la rentrée. Et sa cote est fluctuante», commente-t-il. La garde des Sceaux a été reçue samedi soir à la table présidentielle. Mais un convive précise qu'il ne faut «surtout pas voir dans cette invitation la moindre indication pour Paris...» Comme l'explique un élu, «quatre mois, c'est long. À Paris, c'est une éternité.»

Maire du VIe, Jean-Pierre Lecoq suggère donc que l'on «redistribue toutes les cartes de la fédération, avec des postes de vice-président ou de vice-secrétaire général, de façon à satisfaire tout le monde».

Car même au sein de l'autre bastion de la droite parisienne, celui du XVe le plus grand arrondissement parisien avec ses 230 000 habitants les avis sont partagés. Bien qu'implanté dans le XIXe, Jean-Jacques Giannesini, vice-président délégué du groupe UMP au Conseil de Paris, fait partie de ce clan parfois surnommé «la Firme», qui fut «balladuro-séguiniste» avant d'être «balladuro-filloniste» puis «balladuro-sarko-filloniste». Militant parmi les militants, Giannesini est une caution du terrain, de ceux qui se disent persuadés que contrairement au «chasseur-cueilleur» de la préhistoire, le «colleur-tracteur» des partis politiques est encore bien vivant. Il l'avoue sans ambages : «Si Courtois ne se présente pas, je vote pour Dati.» Le conseiller de Fillon est un élu du XVe, «un ami très fidèle», souligne Giannesini.

Bien qu'il ne veuille rien laisser paraître, et surtout pas un avantage pour l'une ou l'autre «sans connaître les candidatures et les projets», Jean-François Lamour, le président du groupe UMP au Conseil de Paris, lui aussi élu du XVe, aurait un faible pour Christine Lagarde. Comme beaucoup de ceux qui considèrent que la reconquête de Paris doit passer par l'Est. Jeudi soir, l'ancien ministre des Sports assistait à la réception organisée par la locataire de Bercy pour les élus du Conseil de Paris. Ils ont été une trentaine à s'y rendre. «Plutôt un bon score», note l'un des participants. Nul discours politique ou déclaration d'intention de la part de Lagarde, mais une promesse : «Nous nous reverrons à la rentrée.»

Emmanuelle Dauvergne, élue du VIIe, était là pour représenter Rachida Dati, «prise par un dîner avec les habitants de la rue Clerc». «Elle a passé une heure et demie au dîner du quartier de Sainte-Clotilde, ajoute-t-elle, il aurait été malvenu de ne pas se rendre chez les voisins. Sa mairie est une priorité.»


«Nous refusons toute personnalisation»

La garde des Sceaux s'assure tout de même de soutiens dans d'autres arrondissements et d'autres clans parisiens. Elle entretient ainsi de bonnes relations avec la force montante des jeunes UMP, en particulier ceux du club de réflexion «Pari Paris» dont l'objectif selon un de ses membres, Pierre-Yves Bournazel, consiste à «modifier le logiciel idéologique de la droite parisienne pour le rendre plus moderne». Parmi eux, Roxane Decorte, une jeune élue du XVIIIe qui a passé «des vacances» avec Rachida Dati en 2004 et qui, avant le 14 juillet, attend la ministre pour l'inauguration de sa permanence.

À ce stade, tout le monde s'interroge sur la façon de départager les candidates putatives qui détestent être placées ou montées l'une contre l'autre. «Nous sommes dans une logique collective de conquête et nous refusons toute personnalisation», affirmait lundi encore Christine Lagarde, le ton haut et clair, lors d'un passage au siège de l'UMP, rue la Boétie. Toutes deux savent ce que pensent les militants, et que résume Marie-Claire Carrère-Gee, élue du XIVe : «Il faut en finir avec les petites querelles de gros ego.»

Certains imaginent donc le retour de Françoise de Panafieu. Contrairement aux deux autres, celle qui a fait connaître sa disponibilité, a du temps. Elle a circulé dans tous les arrondissements et aurait l'avantage de n'être pas tentée par les municipales de 2014. Mais des doutes existent quant à sa possibilité de rassembler sur son nom le vote des militants. D'autres verraient bien Philippe Goujon prolonger son mandat. L'intéressé ne repousse pas totalement l'hypothèse car «nul ne sait ce qui peut advenir». Mais il rappelle la promesse faite à ses électeurs de se consacrer à sa mairie du XVe. Alors en dernier recours, la solution pourrait bien passer par une offre compensatrice faite à l'une des deux ministres : conduire une liste départementale pour Paris lors des prochaines régionales.

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 12:20

Dati: "Un fichier sur les bandes organisées"

Dati: "Un fichier sur les bandes organisées"
Comment expliquez-vous les incidents du week-end dernier?
Tous les ans, des jeunes Parisiens fêtent la fin des épreuves du bac sur le Champ-de-Mars, dans une ambiance assez bon enfant. C'est un espace ouvert, convivial, propice à l'accueil. Les 19 et 20 juin, pendant deux nuits, des voyous - je ne vois pas comment on peut les appeler autrement - ont investi le site. Ils ont commencé à s'en prendre aux lycéens, en volant leurs téléphones portables, en provoquant des bagarres. Quand la police est intervenue, ils se sont enfuis en courant vers le 15e, où ils ont dégradé des boutiques, rue du Commerce. La police a été assez efficace, puisqu'il y a eu 29 interpellations, 22 placements en garde à vue, 13 défèrements et 2 personnes incarcérées. Mais deux policiers ont été blessés, dont un gravement. Alors, je veux le dire haut et fort : c'est inacceptable! Depuis le premier jour, je suis constamment les suites de ces incidents. Et je ne faiblirai pas! Nous interpellerons tous ceux qui ont commis ces violences. Je réclame, pour eux, la sanction la plus ferme qui soit. Croyez-moi: le procureur de la République a reçu des instructions très claires s'agissant du Champ-de-Mars. On ne laissera rien passer.

Comment comptez-vous réagir?
Le Champ-de-Mars, Bertrand Delanoë, en sa qualité de maire de Paris, en a la responsabilité. Il doit réagir car, en tant que maire du 7e, je n'ai pas d'autorité sur cet espace. C'est pourquoi, je lui ai demandé d'organiser d'urgence une réunion pour sécuriser le Champ-de-Mars. Il est aussi indispensable de se mobiliser sur la protection de ce site magnifique, l'un des plus beaux de Paris, qu'on a laissé se dégrader et qui est aujourd'hui très abîmé. Savez-vous que le Champ-de-Mars s'étend sur presque 25 ha, c'est-à-dire 6% de la superficie du 7e arrondissement? Le Champ-de-Mars, où est implantée la tour Eiffel, accueille 7 millions de visiteurs par an, sans compter les 3000 riverains. C'est un lieu de vie important dans Paris. Je ne tolérerai pas qu'il se transforme en champ de bataille. Les habitants ont peur quand ils voient des hordes venir se battre dans leur quartier. Je le redis: je ne faiblirai pas!

"Personne n'avait osé prendre ce problème à bras-le-corps jusqu'ici"

Quelles mesures concrètes pouvez-vous annoncer?
Pour commencer, j'ai demandé au préfet de police que, dès la première nuit, une demi-compagnie de CRS demeure sur place. Depuis ce jour, environ 80 personnels de la police sont là en permanence, toute la nuit. De plus, comme je l'avais demandé, le préfet de police a pris un arrêté d'interdiction de vente et de consommation d'alcool sur le Champ-de-Mars, entre 16 heures et 7 heures du matin. L'arrêté a été signé. Il s'appliquera désormais. Je veux également lutter contre les vendeurs à la sauvette ou encore les pickpockets: des opérations d'interpellation ont lieu pratiquement tous les jours. Je ne veux pas que le Champ-de-Mars soit le domaine des vendeurs à la sauvette et aux délinquants. Enfin, j'ai eu vendredi, à son initiative, une réunion avec le président de la République sur ce sujet: nous avons décidé de placer le maire de Paris face à ses responsabilités. Je vais lui demander d'installer une quinzaine de caméras de vidéo-protection sur le Champ-de-Mars, qui devront être opérationnelles de jour comme de nuit.

Observez-vous un phénomène nouveau de bandes organisées?
Le phénomène n'est pas nouveau, mais nous souhaitons nous y attaquer. C'est pourquoi, je vous l'annonce, le préfet de police va créer un fichier sur les bandes organisées. Ça, c'est une nouveauté. Personne n'avait osé prendre ce problème à bras-le-corps jusqu'ici. L'idée est d'identifier ces bandes, d'anticiper leurs mouvements, de savoir comment elles se construisent, comment elles fonctionnent, comment elles agissent... De nombreux pays européens le font.

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 12:02